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La petite maison dans la banlieue

Belle île en mer

17 Novembre 2014, 23:12pm

Publié par lapetitemaison

Belle île en mer

Normalement, vous êtes en train de chantonner du Laurent Voulzy, encore plus si vous êtes nés avant 1985 (dans le cas contraire, cliquez ici). Mais c'est vrai qu'en cinglant (mollement) vers Marie-Galante, la ressemblance entre les deux îles est frappante (d'autant plus quand tu as quelques nav dans le golfe du Morbihan au compteur et qu'une grosse galette bleue posée sur l'horizon fait partie de tes paysages maritimes familiers).

Marie-Galante, donc, nous y avons passé trois jours. Une fin d'après-midi de plage à l'Anse Canot, (mer transparente, sable blanc, noix de coco qui tombent du cocotier, la carte postale parfaite), où les enfants ont appris à faire attention aux rouleaux et à ne pas boire la tasse, puis un dimanche à Saint-Louis, où nous avons découvert nos problèmes de moteur... Avant d'aller à la messe à 9 heures, ce qui nous a occupé une partie de la matinée. Car elle dure bien quasiment 2 heures, mais la chorale d'hommes et son orchestre qui a joué la même base rythmique sur tous les chants, les dames endimanchées et enchapeautées, les annonces où les enfants sont priés de venir faire tamponner leur carnet de catéchisme avant le début de la messe entre 8 h 50 et 8 h 55 sinon pas de première communion... Nous ont donné un petit aperçu de culture galantaise.

A la sortie de l'église, petit marché improvisé à l'arrière des pick-ups et camionnettes, où nous avons trouvé gâteaux à la confiture (de goyave, de mangue), accras de lambis (vous non plus, vous ne savez pas ce que c'est ? Un mollusque niché dans un énorme coquillage que l'on retrouve sur toutes les plages) et fruits (dont des mini bananes dont la dernière est particulièrement âcre, ce dont nous nous sommes aperçus après avoir passé un dîner à dire aux enfants d'arrêter de se plaindre et de finir leur banane, merci) et légumes. Une balade dans le bourg – désert – sous un soleil de plomb, avant d'aller déjeuner dans le seul restaurant ouvert : chez Pierrot. Celui-ci avait l'avantage d'être en bordure de plage (et à deux pas de notre zodiaque). Les quatre grands sont allés se baigner (sans surveillance, et c'est là que les cours de natation de ces derniers étés prennent tout leur intérêt) en attendant que le déjeuner soit prêt – poulet coco/riz pour eux, assiettes créoles et salades pour les parents.

Patchwork Saint-Louis : la maison rouge/le DAB version guada/les îles jumelles/un lambis, un vrai !/une voile galantaise/chez Pierrot/maraîcher ambulant/couleurs/phare/plage/en face de l'église
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Nous avions prévu de faire le tour de l'île, le lendemain, tôt le matin, au frais. C'était sans compter sans la panne d'un des deux moteurs. Nous finirons par démarrer par hasard (ou par miracle), non sans avoir appelé Mathieu, le copain loueur en métropole, et laissé un SOS à celui de Pointe-à-Pitre... Et non sans nous être auto-congratulé d'avoir à bord deux ingénieurs ingénieux qui savaient mettre le nez dans un moteur et voir comment amadouer la bête...

En attendant l'arrivée du mécanicien, prévue à 14 h 30 par le ferry qui relie Marie-Galante à Pointe-à-Pitre, évocation lointaine du navix de Quiberon à Belle-Ile, nous avons enterré notre escale à la Dominique : notre pause galantaise était trop longue et nous n'aurions pas le temps d'aller aux Saintes et à la réserve Cousteau. C'est dommage, nous avions une clearance valable trois jours... Tant pis pour la réserve indienne, le kif d'appeler Bounty ou Cobra à la VHF sur le canal 16 pour qu'ils nous promènent en minibus... On va être OBLIGES de revenir (c'est ce qu'on a promis aux enfants !)

Après une heure de palabres dans les rues de Grand Bourg, nous montons enfin dans le minibus – les bébés sur nos genoux, mais personne n'est très à cheval à l'agence de location sur les deux sièges autos et les quatre rehausseurs qu'il nous aurait fallu en métropole, et tant mieux ! Il n'est pas climatisé, mais – truc de dingue – il y a DE L'AIR quand on roule. Après quatre jours de nav, un rien nous ravit.

Grand bourg/pub locale/dégustation à la rhumerie/moulin Bézard/habitation Murat, l'ancienne usine à sucre/Pirates des Caraïbes/Magasin ésotérique/Quel madras choisir ?
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Direction la rhumerie Bielle, en prenant une petite route à travers les champs de canne à sucre, et les mares, qui furent, avec l'eau de pluie, longtemps la seule source d'eau sur l'île. Comme nous sommes hors-saison (de la récolte de canne à sucre), l'usine ne fonctionne pas, la visite est libre et les panneaux très pédagogiques pour que les enfants aient une idée des processus de transformation de la canne à sucre en sucre et rhum. Contrairement à la rhumerie Savanna, visitée à La Réunion, celle-ci est toute petite et... "dans son jus". Cela ne nous empêche pas de participer à un test de liqueurs pour en noter le goût, l'odeur, la couleur et l'avis général de 1 à 9... et d'acheter un peu de rhum !

Comme nous avons prévu de pique-niquer à l'ombre d'un ancien moulin (pour écraser la canne à sucre et en extraire le sucre), nous faisons le plein de "feuilletés" à la morue, au poulet, à la saucisse et au poivron, de chaussons coco et goyave. On trouve également sur le stand des jus (goyave, cerise, maracuya) que les enfants se disputeront férocement, y compris Colombine, qui maîtrise parfaitement la paille et n'est pas la dernière à descendre les bouteilles...

Le moulin de Bézard n'est pas loin. Il a cessé de fonctionner en 1920, et c'est l'un des plus originaux de l'île (dite "aux 100 moulins"). Dans la brise et à l'ombre, nous nous posons pour pique-niquer. Il fait bien meilleur sur les hauteurs de l'île que sur la côte et cela est très agréable. Une petite exploration et ascension du moulin plus tard (celui-ci a été très bien restauré), nous nous arrêtons à l'habitation Murat, qui abrite aujourd'hui l'éco-musée de la Guadeloupe. Nous n'aurons pas le temps d'explorer la côte nord de l'île : nous ne voulons surtout pas louper le mécanicien !

Nous sommes arrivés une heure avant l'ouverture de l'éco-musée (à 14 heures). Le soleil tape, l'herbe gratte, les enfants s'énervent... Mais nous aurons tout le temps de faire le tour de l'ancien moulin à vent, des bâtiments de l'usine sucrière, de la maison de maître et même du jardin médicinal... Nous avons visité le musée en un quart d'heure – en ayant néanmoins lu tous les panneaux et empêché les 12 petites mains de toucher à la maquette de la Maria Galanda, le navire de Christophe Colomb d'où vient le nom de l'île, aux outils, etc.

A 14 h 30, nous sommes de retour à Grand Bourg, pour déposer le Capitaine à l'arrivée du ferry et nous cherchons une plage où nous poser. On s'apercevra chemin faisant que la plage de la veille était en toute bordure de route (effectivement, nous avions remarqué les phares la veille en dînant) et non loin de... la décharge. Les petites s'endorment dans le minibus et nous trouvons une plage quasiment à Saint-Louis. On se change en plein air et nous prenons pour le goûter les goyaves achetées à la rhumerie : les enfants s'en régalent, alors qu'ils bouderont jus et confiture de goyave tout le séjour jusque dans l'avion du retour !

16 heures, bonne nouvelle : le moteur est réparé. Et nous aurons même une petite heure pour chercher du madras. Nous nous désablons comme nous pouvons pour rendre le Tepee aussi propre que nous l'avions loué... Pendant que les pères emmènent les enfants prendre une glace (des Magnums arrivés par cargo, gloups), les mères vont à la recherche de madras, localisé par le Capitaine dans un bazar sur la place de l'église. Une fois les emplettes faites et le choix fait parmi la vingtaine de rouleaux tous plus beaux les uns que les autres, retour au bateau. Ce soir-là, nous avons 40 minutes de retard sur l'horaire habituel, Petit Châtain va se coucher "épuisé de fatigue", les vagues des ferries et des bateaux de pêcheurs nous vont giter à intervalles réguliers, mais la nuit sera bonne (un moteur qui marche !). Nous poursuivrons notre périple vers les Saintes.

A suivre...

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tatagogo 23/11/2014 17:41

Canon ces vacances en Guadeloupe ça fait rêver !! les visites ressemblent étrangement à celles proposées à la Réunion ;-) je suis fan du madras ;-)