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La petite maison dans la banlieue

En bande organisée

12 Mai 2014, 21:12pm

Publié par lapetitemaison

Sooooouuuuus le soleil

Sooooouuuuus le soleil

Pour fêter les 80 ans de la grand-mère du Capitaine – son anniversaire tombant le 6 mai – depuis l'automne avait été organisé un grand week-end rassemblant toute sa descendance. Pour contenter les quatre âges, la formule du Club med avait semblé la plus judicieuse, combinant hôtel, restauration, occupation des bébés et des enfants, et des grands enfants avec des activités sportives... Le combo idéal.

Je dois dire que j'appréhendais un peu le coup des vacances en club. Ce n'était pas vraiment la tasse de thé de mes parents, hormis un mémorable séjour au ski dans un VVF d'où nous est restée l'expression de "vidanger nos assiettes" puisqu'il fallait débarrasser nous-mêmes les tables. J'ai encore la vision des briques de lait et des jus d'orange sanguine qu'on nous distribuait tous les matins devant la porte de nos chambres...

Pour moi, c'était un peu ça, le club Med (en quatre tridents) :

Petit Brun et Petit Châtain étant tout juste rentrés de vacances et le panier de linge sale ne cessant de se remplir tout seul, j'ai fait les valises n'importe comment, pas très aidée par mon appli météo (qui annonçait quatre jour de pluie non stop alors que nous aurions à la fois de la pluie mais aussi du soleil et même chaud).

On était en avance de trois-quart d'heure à l'aéroport sur l'horaire du rendez-vous, lui-même fixé une heure et demie avant le décollage (1, on s'était préparés vite avec des valises mal faites, 2, un 1er mai il n'y avait vraiment personne sur la route, 3, le parking longue durée d'Orly est super bien fait quand on a réservé à l'avance), de quoi se ruiner au bar (11 euros 75 cl d'eau et deux croissants, mais bien sûr) et être tout à fait à l'heure pour monter dans l'avion.

Personne n'a contrôlé nos identités (bien la peine d'avoir flippé début avril parce que les délais étaient très serrés pour faire des papiers à Colombine), nous nous sommes répartis en deux équipes (le Capitaine avec Colombine sur les genoux et Petit Châtain, Petit Brun et moi, les enfants ne comprenant pas qu'on soit tous les quatre à côté).

Et Petit Brun a commencé un flot de questions/remarques un poil anxiogènes : "C'est quoi ce bruit ? Maman, j'ai entendu un bruit/Pourquoi il y a des gilets de sauvetage ?/Il est où, celui de Colombine/J'ai pas vu quand la dame a mis le masque, ils sont où les masques ?/ Pourquoi il y a des toboggans ?/J'aimerais bien atterrir sur la mer/Pourquoi c'est pas bien, d'atterrir sur la mer ?/C'est quoi, ce sac ? Un sac à vomi ?!?/Il y a un truc qui a bougé sur l'aile, regarde/ET S'IL Y A UN PROBLEME, QU'EST-CE QUI SE PASSE ?"

Heureusement, on a eu une petite collation – soit un jus et deux petits gâteaux, merci Air France – (et on s'est félicité avec le Capitaine, d'avoir prévu un pique nique puisque l'arrivée au club était prévue à... 14 heures), amorcé la descente sur Nice (et tourné un rond 15 minutes un quart d'heure avant de trouver le bon couloir de vent), eu un quart d'heure d'enfants courant partout dans l'allée centrale (avec Colombine à quatre pattes)... Puis atterri, récupéré nos valises (qui étaient toutes là, ouf, pas moyen de voyager avec un bagage à main pour 4 jours à 5) et pris le bus direction le Club.

Selfie de pieds (innovons !)/On dirait le Sud/Fenouil, Estragon ou Romarin ? Ici, on loge dans des bastides
Selfie de pieds (innovons !)/On dirait le Sud/Fenouil, Estragon ou Romarin ? Ici, on loge dans des bastides
Selfie de pieds (innovons !)/On dirait le Sud/Fenouil, Estragon ou Romarin ? Ici, on loge dans des bastides

Selfie de pieds (innovons !)/On dirait le Sud/Fenouil, Estragon ou Romarin ? Ici, on loge dans des bastides

Les plus :
- l'excellente prise en charge des enfants, répartis en deux équipes, la baby team, Colombine et son cousin au Baby club, mini-crèche trop bien organisée avec des éducatrices très pros (alors qu'elles se sont occupées des enfants 48 h) et les nains, Petit Brun et Petit Châtain, séparés en deux groupes d'âge différent. Petit Châtain a eu un peu de mal avec le concept "les vacances avec mais en fait sans les parents" mais, au final, il a suivi les activités et nous avons dîné avec lui tous les soirs au restaurant, où nous arrivions toujours les premiers... à 18 h 50 (Colombine, en plein décalage horaire et trop contente de dormir avec ses frères, nous réveillant à... 6 heures du matin). Les garçons ont même eu droit à un spectacle et Petit Brun à une boum (de 45 minutes), d'où il est sorti en pleurs, crevé, mais le lendemain, « c'était trop bien ». La fête, quoi.

- le cadre, magnifique, une Provence de carte postale, des pins parasols, une oliveraie, des chênes centenaires (et encore, ce n'était que le printemps).

- le super spa Carita, où j'ai testé un soin du visage trop agréable (et résisté à la voix de sirène de l'esthéticienne pour ne pas acheter de quoi résister aux ravages du temps avec ma peau tellement sèche, tellement rouge - alors que ma maman m'a toujours dit de bien me démaquiller et de mettre une crème et d'investir dans de bons produits, tsss). L'ordonnance beauté est toujours au fond de mon sac, au cas où.

- Le mauvais temps, qui te fait découvrir une autre facette du Scrabble, grâce à Geneviève-de-Poitiers, une habituée du Club (elle y passe ses vacances depuis 40 ans). Qui était très étonnée que nous n'ayons pas rencontré le chef du village à l'apéritif la veille (apéritif en pleine heure des bains/dîner). Qui joue au Scrabble en club, en dupliquette (la même grille et les mêmes lettres pour tout le monde, que le meilleur gagne). Avec un sablier : maximum 3 minutes pour faire un mot. Grosse grosse pression. Heureusement, tante Anne a gagné.

- la literie et les chambres, très bien faites, avec de grands placards (nous n'avons utilisé que celui de notre chambre, qui servait de QG).

- la piscine chauffée (hé oui, il fait encore frais en Méditerranée fin avril), où même Colombine s'est baignée (achat de couches de piscine en catastrophe à la boutique), confirmant qu'elle était comme un poisson dans l'eau, seule la taille de la baignoire avait changé.
 

- le tir à l'arc, cette activité magique où même une bille en sport comme moi peut, au bout d'une matinée, avoir la velléité d'affronter mari, beaufs, belle-sœur et beaux-cousins lors de la compétition de l'aprem. Pour un résultat pitoyable mais le prix de l'honnêteté.

 

Happy... Happy... Happy...
Happy... Happy... Happy...
Happy... Happy... Happy...

Happy... Happy... Happy...

Les bémols :
- les marches et les escaliers. Partout. A la fin je préférais porter Colombine (10 kilos) dans mes bras si j'étais seule que de demander de l'aide pour aller de notre chambre à la salle à manger des enfants. J'avais l'impression de marcher énormément (le baby club et le mini club étant diamétralement opposés), et, en raison des variations de température et de pluviométrie, de passer mon temps à me changer et à déshabiller/rhabiller les enfants.

- la nourriture. Pourtant, j'ai été élevée dans le culte du "on ne fait pas de remarques sur la nourriture", mais quand même. C'était pas très bon (surtout au niveau des desserts, le comble pour un bec sucré comme moi), et le principe du self, avec des hordes de gens qui te ratissent, poliment mais méthodiquement, les buffets... Je ne suis plus habituée. Même en venant à l'ouverture du petit-déjeuner (merci les enfants), il flottait une ambiance de stress autour des différents "ilôts".

- le flot continu de nourriture. Le petit dej commence à 8 h, mais il y a des croissants disponibles jusqu'à 11 heures. Ensuite, il y a un apéritif. Puis le déjeuner. Puis le café, et un goûter à 16 heures. Avant le retour de l'apéritif. Et le dîner. Sans compter que l'on peut prendre autant de boissons que l'on veut : c'est le principe traître du "tout inclus". Du coup, on mange quatre fois plus que chez soi. Une réception sans fin.

- la musique partout, tout le temps Pas dans ta chambre, mais au buffet dès le petit-déjeuner, dans le hall de la réception, au bord de la piscine et même SOUS l'eau dans la piscine "zen", celle interdite aux enfants... Tête d'un GO qui venait de mettre de la musique dans le salon "lounge" où tout le monde s'était réfugié la journée où il a plu (fuyant le bruit partout ailleurs), quand Mané s'est précipitée pour lui demander d'éteindre. Il n'a plus jamais récidivé.

Mais au final, la reine de la fête était ravie d'être entourée, nous de nous retrouver et de souffler un peu... Colombine s'est même décidée à se mettre debout là-bas, ce doit être l'effet Club med !

PS : Il y avait Jean-Jacques Goldman... Mais je ne l'ai jamais croisé !

En bande organisée

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Cécile 17/05/2014 09:30

Mdrrr en lisant les questions de Petit Brun !!!